Au départ, il y a Guernica
Atelier du Plateau (Paris)
Afficher le planUne histoire familiale et radiophonique de la résistance au fascisme qui commence par une nouvelle écrite par Eduardo Galeano : « Elle avait cinq ans quand elle est partie… ». C’était le 26 avril 1937, ma mère Felisa allait bientôt avoir 6 ans. Depuis le balcon de sa maison d’Artxanda, sur la colline qui domine Bilbao, elle a vu passer les avions qui allaient bombarder Guernica. Première utilisation dans l’histoire de la stratégie du tapis de bombe, tristement d’actualité, consistant à terroriser et massacrer la population civile, 60 tonnes de bombes explosives et incendiaires sont larguées en moins de 3 heures par 44 avions de la légion Condor nazie et 13 de l’aviation légionnaire italienne fasciste, avec mitraillage aérien des habitants en fuite. Le 26 avril c’était jour de marché à Guernica… La guerre d’Espagne avait commencé 9 mois plus tôt (il y a tout juste 90 ans), le 17 juillet 36 et son père, Tomas, avait rejoint l’armée républicaine en tant que commandant des transmissions, mais sans porter d’arme, selon sa volonté. Condamné à mort sur les ondes de Radio Sevilla, il a combattu jusqu’au dernier jour de la République avant de monter à bord du Lézardrieux, le 29 mars 39, dernier bateau qui quittera le port de Valencia, dernière enclave de résistance républicaine, pour débarquer à Oran, en Algérie française pas très accueillante avec les « rouges » espagnoles. Le Maréchal Pétain s’était déjà empressé de venir féliciter de Général Franco… La première coalition des extrêmes droites européennes était à la manœuvre.
Durée : 1h10, un exercice de transmission avec préparation d’une paëlla en rouge et noir qui sera partagée dans la foulée.
Avec : Antoine Chao, radiophonie et cuisson du riz, Cécile Jarsaillon, musique noise et graphisme.
Numéro de licence : L-R-21-10116 / L-R-21-10117 / L-R-21-10118


